La lettre du collectionneur

 

Nous aimons nos voitures anciennes. Grâce à elles nous sommes devenus rétromobilistes. Nous aimons  aussi la nature et préférons les petites routes de campagne aux autoroutes surchargées.

Nous fuyons les centres villes enfumés et rien ne nous attire davantage qu’un petit village de campagne pour faire une pause et pouvoir mettre en valeur les atouts de nos favorites.

Pour cette raison nous avons choisi de respecter l’environnement. Nous avons donc entrepris de recycler proprement ces veilles autos, plutôt que de les voir dépérir dans les casses à ciel ouvert. C’est notre façon de faire durer plutôt que de jeter. Entretenir ce qui existe au lieu de polluer en produisant d’avantage.

La pollution qui est un sujet d’actualité ne concerne guère nos chères anciennes, non seulement parce qu’elles roulent peu, mais également car nous les faisons mieux rouler en privilégiant les départementales très fluides sur lesquelles elles peuvent se décrasser sans encrasser loin des embouteillages où les moteurs diesel s’époumonent à tourner au ralenti.

J’invite les politiciens qui seraient tentés de mettre les bâtons dans les roues de nos belles autos, patrimoine à ne pas toucher sous peine de sanctions électorales, à nous accompagner quelquefois et à partager cette passion qui est une thérapie pour préserver notre qualité de vie et celles des autres.

En parallèle les tristes berlines officielles de l’état devraient être remplacées par des anciennes recyclées.

En clair il serait déraisonnable de toucher à quoi que ce soit de nos chères anciennes. Leurs plaques d’immatriculations sont noires et nous préférons les garder ainsi.

S’il s’avérait qu’elles puissent devenir blanches, nous serions amenés à voir rouge.

 

                                                                                                                                                          DB.